Réponse flash — Blocage en mathématiques : et si on revenait simplement aux bases ?
« Je suis nul en maths. »
Je l’entends souvent.
Mais derrière cette phrase se cache parfois une autre réalité :
« Je ne comprends plus le langage des mathématiques. »
En mathématiques, les apprentissages s’appuient les uns sur les autres. Calcul, fractions, proportionnalité, sens des opérations, vocabulaire, signe « = »… lorsqu’une notion essentielle reste fragile, les suivantes peuvent devenir beaucoup plus difficiles à comprendre.
L’élève avance alors avec des fondations instables.
Et peu à peu, un cercle peut s’installer :
je comprends mal → je fais davantage d’erreurs → je perds confiance → j’appréhende les maths → réfléchir devient encore plus difficile.
Ce n’est donc pas toujours en donnant davantage d’exercices que l’on résout le problème.
Il faut parfois faire exactement l’inverse :
s’arrêter et revenir au point où la compréhension s’est fragilisée.
Une fraction mal comprise peut gêner plus tard en algèbre.
Un signe « = » mal compris peut rendre les équations déroutantes.
Des calculs élémentaires peu automatisés peuvent mobiliser tellement d’attention que le raisonnement devient beaucoup plus coûteux.
Revenir aux bases, ce n’est pas régresser.
C’est reconstruire.
Reformuler. Manipuler. Dessiner. Donner du sens aux symboles. Vérifier qu’une notion est réellement comprise avant d’en empiler une nouvelle.
Et permettre surtout à l’élève de retrouver cette petite phrase qui change beaucoup de choses :
« Ah… mais en fait, j’ai compris ! »
Bien sûr, toutes les difficultés en mathématiques ne viennent pas uniquement de lacunes antérieures. Une anxiété importante, des difficultés attentionnelles ou un trouble spécifique des apprentissages peuvent également intervenir et nécessiter un accompagnement adapté.
Mais avant de demander à un élève d’aller plus vite, il est souvent utile de se demander :
sur quelles fondations est-il réellement en train de construire ?
On ne consolide pas un étage en ajoutant un étage. On commence par vérifier les fondations.
Parce qu’un élève mérite d’être compris avant d’être évalué.
L’École de Gwladys

