« Peut mieux faire » : oui, mais comment ?

11/20.

Une copie rendue, quelques passages soulignés en rouge et cette appréciation : « Peut mieux faire. »

L'élève regarde son devoir. Pourtant, il avait appris sa leçon, fait ses exercices, consacré du temps à ses révisions. Il pensait avoir compris.

Dans la marge, quelques annotations supplémentaires : « Justifie », « Développe », « Raisonnement incomplet », « Manque de précision », « Méthode à revoir ».

Il comprend qu'il aurait pu obtenir un meilleur résultat.

Mais comment ?

Que doit-il changer ? Travailler davantage ? Apprendre autrement ? Reprendre ses bases ? Faire plus d'exercices ?

Et surtout, comment identifier ce qui ne fonctionne pas lorsqu'on ne sait pas soi-même où se situe la difficulté ?

C'est précisément là que commence un véritable travail d'accompagnement pédagogique.

« Peut mieux faire » : une appréciation qui ne suffit pas toujours

Cette remarque, que beaucoup d'élèves ont déjà lue sur une copie ou un bulletin, n'est pas nécessairement négative.

Elle peut traduire la conviction de l'enseignant que l'élève possède des capacités qu'il n'exploite pas encore pleinement.

Mais entre le constat et la progression, il existe une étape essentielle : comprendre ce qui empêche l'élève de réussir.

Prenons quelques exemples.

  • En mathématiques, un élève connaît ses formules, mais ne sait pas reconnaître celle qu'il doit utiliser.

  • En français, il comprend un texte, mais peine à construire une analyse ou à justifier son interprétation.

  • En histoire-géographie, il apprend ses leçons, mais rencontre des difficultés pour sélectionner les connaissances utiles à une question.

  • En philosophie, il possède des idées intéressantes, mais ne parvient pas à les organiser en raisonnement.

  • Dans les matières scientifiques, technologiques ou professionnelles, il peut réussir un exercice d'application et se retrouver complètement démuni lorsque la situation change.

Dans chacun de ces cas, la difficulté est différente.

Et pourtant, la réponse apportée est souvent la même : « Il faut travailler davantage. »

Mais davantage de quoi ?

Le véritable problème : l'élève ne sait pas toujours ce qui lui manque

C'est sans doute l'un des aspects les plus importants de mon travail.

Lorsqu'un élève rencontre des difficultés, je peux naturellement lui demander ce qu'il n'a pas compris.

Mais bien souvent, sa réponse est :

« Je ne sais pas. »

Parfois, il affirme avoir compris son cours. Et il est sincère.

Il reconnaît les explications, retrouve les exemples étudiés en classe et pense maîtriser les notions.

Pourtant, dès qu'il doit mobiliser ses connaissances seul, face à un exercice nouveau ou à une question formulée différemment, il se retrouve bloqué.

Il peut également ignorer qu'une notion fondamentale, étudiée plusieurs années auparavant, n'a jamais été réellement acquise.

Comment pourrait-il identifier lui-même une lacune dont il n'a pas conscience ?

C'est précisément le rôle de mon expertise pédagogique : aller chercher, avec lui, ce qu'il ne parvient pas encore à identifier.

Mon travail de préceptrice : comprendre avant de faire progresser

À L'École de Gwladys, l'accompagnement ne commence pas simplement par la reprise d'un cours ou la correction d'un exercice.

Il commence par un véritable travail d'observation, d'analyse et de recherche.

Je m'appuie sur les copies, les évaluations, les cahiers, les méthodes de travail et les connaissances de l'élève.

Mais surtout, je le mets en situation.

Je lui propose des exercices adaptés, je l'invite à expliquer son raisonnement, j'observe ses hésitations, ses automatismes, ses erreurs et la manière dont il cherche une solution.

Une erreur n'est pas seulement une mauvaise réponse. Elle peut être un indice.

Un calcul incorrect peut révéler une difficulté de compréhension de l'énoncé.

Une rédaction incomplète peut traduire un problème d'organisation de la pensée.

Une leçon parfaitement récitée, mais impossible à réutiliser, peut montrer que les connaissances ont été mémorisées sans être suffisamment comprises.

Et une difficulté dans une matière peut parfois trouver son origine ailleurs.

Un élève qui échoue à résoudre un problème de mathématiques peut, par exemple, rencontrer avant tout une difficulté de lecture, de vocabulaire ou d'interprétation des consignes.

C'est pourquoi je ne m'arrête pas à la première erreur visible.

Je cherche à comprendre ce qui la provoque.

Nous pouvons alors revenir sur une notion antérieure, explorer une autre manière de raisonner, modifier la façon d'aborder un exercice ou reprendre une méthode qui n'a jamais été réellement assimilée.

Ce travail demande du temps, de l'écoute, de l'expérience et une connaissance des apprentissages.

Il ne consiste pas à appliquer une solution identique à tous les élèves.

Il consiste à découvrir ce dont chacun a réellement besoin.

Derrière une difficulté scolaire, plusieurs causes possibles

Deux élèves peuvent obtenir exactement la même note sans rencontrer les mêmes obstacles.

L'un manque de connaissances.

L'autre connaît son cours, mais ne sait pas l'utiliser.

Un troisième comprend parfaitement lorsqu'on lui explique, mais perd ses moyens lorsqu'il travaille seul.

Un quatrième accumule les heures de révision sans parvenir à retenir durablement.

Chez certains élèves, les difficultés peuvent également être liées à l'attention, à l'organisation, à la confiance en soi, à la gestion du temps ou au stress des évaluations.

Les profils DYS, TDAH, HPI ou les situations de fragilité scolaire nécessitent parfois des adaptations particulières, sans que ces caractéristiques expliquent à elles seules toutes les difficultés rencontrées.

Il serait donc réducteur de proposer systématiquement davantage d'exercices ou davantage d'heures de travail.

Avant de multiplier les efforts, encore faut-il vérifier qu'ils sont dirigés au bon endroit.

Travailler plus ne signifie pas nécessairement apprendre mieux.

Du diagnostic pédagogique à la construction d'une méthode

Une fois les difficultés mieux identifiées, nous pouvons commencer à construire des réponses adaptées.

Cela peut passer par :

  • La consolidation de connaissances fondamentales restées fragiles.

  • La compréhension des consignes et des attentes propres à chaque matière.

  • L'apprentissage d'une méthode de raisonnement ou de rédaction.

  • Le développement de stratégies de mémorisation.

  • L'organisation du travail personnel et des révisions.

  • La gestion du temps et la préparation des évaluations.

  • La reprise progressive de confiance face aux apprentissages.

Mais identifier une difficulté ne suffit pas.

Encore faut-il permettre à l'élève de la dépasser.

Pendant les séances, nous travaillons ensemble, nous expérimentons, nous corrigeons et nous ajustons les méthodes.

Je peux lui montrer une démarche, puis lui demander de la reproduire, de l'expliquer et finalement de l'appliquer dans une situation différente.

Cette dernière étape est essentielle.

Un élève peut avoir compris une explication pendant le cours sans être encore capable de la réutiliser seul.

Mon objectif n'est donc pas simplement qu'il réussisse l'exercice que nous venons de travailler.

Je veux qu'il comprenne pourquoi il réussit et qu'il soit progressivement capable de retrouver cette démarche sans mon aide.

C'est ainsi que se construit l'autonomie.

Les fiches de révision : un outil, pas une solution miracle

Les fiches constituent un bon exemple.

Certains élèves consacrent beaucoup de temps à recopier leurs cours, à choisir des couleurs et à souligner les informations importantes.

Le résultat est parfois très soigné.

Mais savent-ils réellement se servir de ces fiches ?

Une fiche ne devient utile que si l'élève a compris les informations qu'elle contient, sait les retrouver et peut les mobiliser.

Selon les matières et les besoins, les outils seront différents : cartes mentales, tableaux de synthèse, formules commentées, frises chronologiques, schémas, plans de rédaction, questions de mémorisation ou exercices d'entraînement.

Il ne s'agit pas de fabriquer de belles fiches pour remplir un classeur.

Il s'agit de construire des supports qui facilitent réellement les apprentissages.

Et parfois, nous découvrons qu'un élève n'a pas besoin de nouvelles fiches.

Il a surtout besoin d'apprendre à utiliser celles qu'il possède déjà.

Cours particuliers et coaching méthodologique : deux approches complémentaires

À L'École de Gwladys, j'interviens à travers deux formes d'accompagnement qui peuvent se compléter.

Les cours particuliers permettent de travailler directement les connaissances et les compétences propres à une ou plusieurs matières.

Nous pouvons reprendre des notions non acquises, approfondir un chapitre, comprendre les erreurs d'une évaluation, préparer un devoir ou consolider les méthodes attendues à un niveau scolaire donné.

Le coaching méthodologique s'intéresse plus largement à la manière dont l'élève apprend et travaille.

Comment organise-t-il ses révisions ? Comment mémorise-t-il ? Sait-il identifier les informations importantes ? Comment réagit-il lorsqu'il rencontre une difficulté ? Parvient-il à travailler de façon autonome ?

Le coaching permet d'explorer ces questions et de construire des habitudes plus efficaces.

Ces deux approches ne sont pas incompatibles.

Au contraire, elles se rejoignent souvent.

Une difficulté en mathématiques peut révéler un problème de méthode. Un travail sur l'organisation peut mettre au jour des lacunes disciplinaires.

C'est pourquoi mon accompagnement ne se limite pas à une succession d'exercices ou à une simple aide aux devoirs.

Il repose sur une compréhension globale de l'élève, de ses apprentissages et de ses besoins.

Du collège aux études supérieures : apprendre à progresser

Les exigences évoluent tout au long de la scolarité.

Au collège, les élèves doivent progressivement apprendre à organiser leur travail, maîtriser les fondamentaux et développer leur autonomie.

Au lycée, les connaissances deviennent plus nombreuses, les raisonnements plus complexes et les attentes méthodologiques plus précises.

La préparation du brevet, du baccalauréat, des épreuves de spécialité ou du Grand Oral demande d'acquérir des méthodes spécifiques.

Dans les filières technologiques et professionnelles, comme dans l'enseignement supérieur, notamment en BTS, il faut également savoir mobiliser ses connaissances dans des situations concrètes, argumenter, analyser des documents et répondre à des consignes précises.

Chaque étape apporte ses propres exigences.

Mais une question demeure :

L'élève possède-t-il réellement les outils nécessaires pour répondre à ce qu'on attend de lui ?

C'est cette question qui guide mon travail, quelle que soit la matière étudiée.

Un accompagnement qui s'adapte à l'élève, et non l'inverse

Certains élèves ont besoin de quelques séances ciblées pour débloquer une difficulté précise.

D'autres bénéficient d'un accompagnement régulier permettant de reprendre les notions, de suivre les progrès et d'ajuster progressivement les méthodes de travail.

Les vacances scolaires peuvent également constituer un moment privilégié pour approfondir certaines compétences, consolider des acquis ou reprendre des bases qui nécessitent davantage de temps.

Il n'existe pas de formule universelle.

Le choix entre cours particuliers, coaching méthodologique, suivi régulier ou stage intensif dépend des besoins identifiés et des objectifs fixés ensemble.

Un accompagnement efficace doit pouvoir évoluer à mesure que l'élève progresse.

Car l'objectif n'est pas de rendre un élève dépendant d'un professeur particulier.

Il est de lui permettre de développer ses propres ressources.

Et si « Peut mieux faire » devenait enfin une piste de progression ?

Une note ne raconte jamais toute l'histoire d'un élève.

Elle ne dit pas nécessairement combien de temps il a travaillé, les efforts qu'il a fournis, les obstacles qu'il a rencontrés ou les connaissances qui lui manquent encore.

Elle constitue une information, pas une définition de ses capacités.

Alors, lorsqu'un élève rentre avec un devoir portant cette fameuse appréciation, la question n'est peut-être pas seulement :

« Pourquoi n'as-tu pas mieux réussi ? »

Mais plutôt :

« Qu'est-ce qui t'empêche aujourd'hui de faire mieux, et comment allons-nous le découvrir ensemble ? »

C'est tout le sens de mon métier de préceptrice.

Observer, comprendre, chercher, identifier les blocages, construire des méthodes adaptées et accompagner l'élève jusqu'à ce qu'il puisse progressivement les utiliser seul.

Parce que derrière un « Peut mieux faire », il existe parfois des difficultés que personne n'a encore véritablement identifiées.

Et parce qu'avant de demander à un élève de progresser, il faut parfois commencer par lui donner les moyens de comprendre comment.

Et si nous prenions le temps de comprendre les difficultés de votre enfant ?

Votre enfant travaille, mais ses résultats ne reflètent pas ses efforts ?

Il semble comprendre ses leçons, mais ne parvient pas à les appliquer ?

Il manque de méthode, perd confiance ou ne sait plus comment progresser ?

À L'École de Gwladys, je propose un bilan initial offert de trente minutes afin d'échanger sur sa situation et d'envisager un accompagnement personnalisé.

Cours particuliers, coaching méthodologique ou stages : nous recherchons ensemble la formule la plus adaptée à ses besoins.

Les séances se déroulent principalement en visioconférence, partout en France et à l'étranger.

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Gwladys

Préceptrice, coach scolaire et écrivaine publique,
fondatrice de L'École de Gwladys.

Gwladys VAZQUEZ

Préceptrice, coach scolaire et écrivaine publique, fondatrice de L’École de Gwladys.

https://www.lecoledegwladys.fr
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