À quelle heure un collégien doit-il se coucher ?
Description de l’image :
Bande dessinée pédagogique illustrant la soirée d’un collégien entre devoirs, jeux vidéo, écrans et sommeil. Elle montre l’importance d’organiser son temps afin de préserver une durée de sommeil suffisante et d’être plus disponible pour les apprentissages.
Crédit image / illustration :
Idée, conception et contenu pédagogique : L’École de Gwladys — Illustration générée avec l’aide de l’intelligence artificielle, 2026.
Sommeil, écrans, horaires : les repères pour trouver un rythme adapté à son enfant
21 heures ? 22 heures ? Plus tôt en sixième et plus tard en troisième ?
Il n’existe pas une heure de coucher identique pour tous les collégiens. Le bon horaire dépend principalement de l’heure du réveil, de l’âge de l’enfant et de ses besoins personnels en sommeil.
Une chose est certaine : le sommeil ne doit pas devenir la variable d’ajustement que l’on raccourcit pour terminer les devoirs, regarder un dernier épisode ou prolonger un peu la soirée.
Combien d’heures un collégien doit-il dormir ?
Selon Santé publique France, les besoins de sommeil sont généralement de :
9 à 11 heures pour les enfants de 6 à 13 ans ;
9 à 10 heures pour les adolescents de 14 à 17 ans.
Ces durées restent des repères. Certains enfants ont besoin de dormir davantage que d’autres pour se réveiller reposés et rester attentifs pendant la journée.
Le plus simple est donc de partir de l’heure du réveil et de remonter le temps en fonction des besoins de sommeil de l’enfant.
À titre d’exemple, si un collégien se lève à 6 h 30 et que son besoin de sommeil se situe autour de 9 h 30, l’objectif sera qu’il soit endormi vers 21 heures. S’il lui faut habituellement une trentaine de minutes pour s’endormir, la routine du coucher devra donc commencer suffisamment tôt.
L’heure à laquelle on se met au lit et l’heure à laquelle on s’endort ne sont pas nécessairement les mêmes.
Pourquoi le sommeil est-il si important pour les apprentissages ?
Dormir permet au corps de récupérer, mais aussi au cerveau de traiter et de consolider ce qui a été appris pendant la journée.
Un sommeil insuffisant peut notamment favoriser :
des difficultés d’attention et de concentration ;
une mémorisation moins efficace ;
une plus grande irritabilité ;
une sensibilité accrue au stress ;
un manque de motivation ;
de la somnolence pendant les cours.
En période scolaire, les adolescents de 12 à 18 ans manquent en moyenne d’une à deux heures de sommeil par nuit. Cette dette peut avoir des répercussions sur la mémoire, la concentration, l’humeur et les résultats scolaires, comme l’explique l’Assurance Maladie.
Le sujet mérite donc toute notre attention : dans l’enquête EnCLASS 2022, 43 % des collégiens déclaraient avoir éprouvé des difficultés à s’endormir plus d’une fois par semaine au cours des six mois précédant l’enquête, selon les données publiées par Santé publique France.
Autrement dit, les difficultés de sommeil chez les collégiens sont loin d’être anecdotiques.
Prévoir une véritable routine du soir
On ne passe pas toujours facilement des devoirs, des messages ou d’un jeu vidéo au sommeil. Le cerveau a besoin d’une transition.
Une routine simple peut comprendre :
terminer le travail scolaire et préparer le cartable ;
prendre le repas dans une atmosphère aussi calme que possible ;
se laver et préparer ses affaires pour le lendemain ;
réduire progressivement la lumière et les stimulations ;
consacrer quelques minutes à une activité apaisante : lecture, musique douce ou discussion en famille ;
se coucher à une heure relativement régulière.
Cette routine ne doit pas devenir une nouvelle liste d’obligations interminable. Elle sert surtout à envoyer au corps un signal clair : la journée se termine.
Et les écrans ?
Téléphone, ordinateur, tablette, console… les écrans occupent aujourd’hui une place importante dans la vie des adolescents.
L’Assurance Maladie conseille de prévoir une pause sans écran une à deux heures avant le coucher et de laisser les téléphones, tablettes et ordinateurs en dehors de la chambre pendant la nuit.
Lorsqu’un devoir nécessite un ordinateur, il est donc préférable, lorsque cela est possible, de placer ce travail suffisamment tôt dans la soirée.
Les notifications peuvent également être coupées afin que le sommeil ne soit pas interrompu par un message qui, soyons honnêtes, pourra très bien attendre le lendemain matin.
L’objectif n’est pas de déclarer la guerre aux écrans, mais de protéger le temps consacré au sommeil.
Peut-on se coucher beaucoup plus tard le week-end ?
Le week-end permet évidemment de se détendre et de profiter de moments en famille ou avec des amis.
Toutefois, un décalage trop important entre les horaires de la semaine et ceux du week-end peut perturber le rythme de sommeil.
L’Assurance Maladie recommande de conserver des horaires relativement réguliers et de limiter, si possible, le décalage à environ une heure.
Une soirée exceptionnelle n’est évidemment pas un drame. C’est surtout l’accumulation des couchers très tardifs qui peut rendre le retour au rythme scolaire et le réveil du lundi particulièrement difficiles.
Inscrire le sommeil dans l’emploi du temps
C’est un point auquel je tiens particulièrement dans l’accompagnement des élèves.
L’heure du coucher doit avoir sa place dans l’emploi du temps complet de l’enfant, au même titre que :
les heures de collège ;
le travail à la maison ;
les repas ;
les activités sportives ou culturelles ;
les moments en famille ;
le repos et les loisirs.
Cela permet à l’élève de comprendre que le sommeil fait pleinement partie de son équilibre.
Cela permet aussi de visualiser une réalité parfois oubliée : une soirée ne peut pas accueillir trois heures de devoirs, une activité, un repas, deux heures d’écran et une nuit suffisamment longue.
Même avec beaucoup de bonne volonté, les journées refusent obstinément de dépasser vingt-quatre heures.
Organiser son travail, c’est donc aussi apprendre à déterminer ce qui peut réellement tenir dans une journée.
Quand faut-il demander conseil ?
Des difficultés ponctuelles d’endormissement peuvent arriver.
En revanche, si elles persistent, si l’enfant se réveille fréquemment pendant la nuit ou si sa fatigue entraîne des conséquences importantes dans la journée — somnolence, difficultés de concentration, irritabilité, baisse inhabituelle des performances ou difficultés à se lever — il est préférable d’en parler à un médecin.
L’Assurance Maladie recommande notamment de consulter lorsque les troubles du sommeil persistent ou ont un retentissement sur la vie quotidienne de l’adolescent.
Il ne faut donc pas systématiquement attribuer une fatigue importante à un simple manque d’organisation ou à un coucher trop tardif : des troubles du sommeil persistants méritent un avis médical.
À retenir
Il n’existe pas une heure de coucher universelle pour tous les collégiens.
La bonne heure se détermine principalement à partir de l’heure du réveil et du besoin de sommeil de l’enfant.
Un collégien doit disposer d’un temps suffisant pour dormir, mais également d’une véritable transition entre sa journée et son sommeil.
Prévoir cette heure dans son emploi du temps l’aide à protéger son repos, à mieux récupérer et à rester davantage disponible pour apprendre.
Une organisation efficace ne consiste donc pas seulement à trouver du temps pour travailler.
Elle consiste aussi à préserver le temps nécessaire pour dormir.
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Votre enfant termine régulièrement ses devoirs trop tard ? Il a du mal à répartir son travail dans la semaine ou à trouver un équilibre entre collège, devoirs, activités, loisirs et repos ?
Je peux l’accompagner pas à pas dans la construction d’un emploi du temps équilibré, réaliste et adapté à son propre rythme, afin qu’il dispose d’un véritable outil de méthode et gagne progressivement en autonomie.
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« Emploi du temps »
Sources
Santé publique France — Sommeil : les enjeux de santé
Consulter Santé publique France
Santé publique France — Données sur le sommeil
Consulter les données de Santé publique France
Assurance Maladie — Sommeil de l’adolescent : quelles particularités ?
Consulter l’Assurance Maladie
Assurance Maladie — Comment mieux dormir à l’adolescence ?
Consulter les recommandations de l’Assurance Maladie
Assurance Maladie — Du mal à dormir à l’adolescence : en parler à son médecin
Consulter l’Assurance Maladie
Exemples permettant de calculer l’heure d’endormissement d’un collégien à partir de son heure de réveil et de la durée de sommeil dont il a besoin.
Crédit image :
L’École de Gwladys — illustration générée avec l’aide de l’intelligence artificielle, 2026.

